C'est reparti pour un tour. 3 ans à peine après la dernière, voici qu'on nous ressort une réforme des retraites. Je dirai même que le rythme s'accèlére, puisqu'avant c'était tous les 7 ou 8 ans, désormais, c'est trois ans. C'est bien là la preuve que les solutions préconisées à chaque fois ne fonctionnent pas, que la solution ne peut passer par une restriction des droits.

Pourtant, comme à chaque fois, c'est encore ce que préconisent les Diafoirus de la pensée médiatique. Pour eux, pour réformer les retraites, il ne peut y avoir que trois solutions : augmenter l'âge de départ à la retraite, augmenter les cotisations, baisser les retraites. L'idéal, toujours selon les mêmes, serait de faire un peu des trois. Ils appellent même cela avoir du courage politique. Cela fait pourtant plus de 30 ans que ça ne marche pas.

Bizarrement, il y a d'autres pistes, d'autres solutions à envisager, mais on en entend jamais parler. Est-ce parce qu'elles remettent en cause un système inégalitaire ou parce qu'elles feraient contribuer en priorité les puissants ? On n'ose croire que la caste journalistique française fasse preuve de servilité vis à vis des puissants.

Des pistes ? Pourquoi ne pas commencer tout simplement par appliquer à tous les lois de la République. C'est à dire, s'atteler activement à lutter contre la fraude fiscale ou le travail au noir. Il y a là des milliards à récupérer qui s'évanouissent dans la nature et qui pourraient combler une bonne partie des déficits que l'on fait payer aux salariés et aux retraités. Seulement voilà, pour cela, il faut une vraie volonté politique et revenir sur la casse systèmatique des services fiscaux ou de l'inspection du travail entamée par la droite officielle et sur laquelle la droite socialiste ne revient pas. il faut accepter d'investir quelques millions dans les emplois qui manquent pour retrouver ces milliards qui font défaut à l'ensemble de la société.

Une autre piste consisterait à trouver de nouvelles sources de financement, comme taxer le capital plus fortement. Evidemment, ceci n'est jamais envisagé, sous prétexte que cela ferait fuir les capitaux et nuirait à l'emploi. Mais quand on ne le fait pas, les capitaux fuient quand même et l'emploi ne s'en porte pas mieux. Alors, qu'est-ce qu'on attend ?