Dimanche dernier, comme chacun sait désormais, il y avait trois élections législatives partielles, lesquelles ont un peu servi de laboratoire pour connaître l'humeur des Français. Les médias ont beaucoup parlé de ces trois scrutins, cependant il aura peut-être échappé à beaucoup de monde que le Front de gauche était à chaque fois représenté. En effet, ces candidatslà ont systèmatiquement été oubliés dans chaque analyse, dans chaque compte-rendu, comme si la politique en France ne devait se résumer qu'au PS, à l'UMP, et au FN que l'on présente bien trop souvent à mon goût comme la seule alternative aux deux autres. Comme si Jean-Luc Mélenchon n'avait pas réuni 4 millions d'électeurs en avril dernier. Comme si le vrai danger pour le système était le Front de gauche plus que le FN, ce quien soit n'est pas tout à fait faux.

Il y avait donc des candidats Front de gauche ! Et le premier enseignement que l'on peut tirer, c'est que si le PS dégringole, cela ne profite pas aux partis situés à sa gauche, mais plutot à l'abstention. En effet, si les candidats des Hauts de Seine et du Val de Marne progressent, ce n'est que d'un peu plus de 1 %, tout en restant à un niveau modeste (entre 5 et 7%), mais il est vrai, dans des circonscriptions sociologiquement très ancrées à droite.

2 candidats en hausse donc, mais le troisième, celui de l'Hérault en baisse ; et c'est le second enseignement de ce scrutin partiel. Dans l'Hérault, le candidat ne faisait pas l'unanimité au Front de Gauche et n'était soutenu que le PCF seul. La démonstration est donc claire, il ne peut y avoir de dynamique et donc de progression du vote Front de Gauche que lorsque celui-ci est uni.